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High-Tech

TV LG OLED 2026 : révélations des ingénieurs et analyses approfondies de nos tests

Luminosité en forte hausse, nouveau traitement anti-reflets, processeur repensé : nous avons passé la gamme OLED 2026 de LG au banc d’essai. Voici ce que les chiffres officiels cachent, et ce que nos mesures révèlent vraiment.

TV LG OLED 2026 : révélations des ingénieurs et analyses approfondies de nos tests
L’essentiel
TechnologieDalle Primary RGB Tandem 2.0, processeur α11 Gen3, technologie Hyper Radiant Color (modèles G6 et W6).
PerformanceJusqu’à +20 % de luminosité de pointe face au G5 ; env. 1 000 nits en SDR sur fenêtre 10 %, 2 500 nits en HDR calibré.
Prix & disponibilitéLancement au printemps 2026 ; tailles de 48 à 97 pouces (48 et 97 pouces sans la dalle RGB Tandem 2.0).

Chaque printemps ramène la même question chez les amateurs d’image : faut-il vraiment dépenser davantage pour un téléviseur haut de gamme, ou les modèles de l’an dernier suffisent-ils encore ? Avec sa gamme OLED 2026, LG promet un bond de luminosité et un rendu « qualité cinéma » jusque dans un salon inondé de lumière. Nous avons voulu vérifier, chiffres en main, si la promesse tenait la route — et surtout ce qu’elle change concrètement pour le spectateur.

Primary RGB Tandem 2.0 : ce que les ingénieurs ont vraiment changé

Le cœur de la nouveauté 2026 se nomme Primary RGB Tandem 2.0, la dalle déjà aperçue sur le retour du téléviseur mural W6 et désormais généralisée au fleuron G6. Couplée au nouveau processeur α11 Gen3 et à sa double intelligence artificielle, elle donne naissance à ce que LG appelle la technologie Hyper Radiant Color. Sur le papier, la marque annonce jusqu’à 20 % de luminosité de pointe supplémentaire par rapport au G5, et jusqu’à 3,9 fois la luminosité du modèle d’entrée B6 sur une fenêtre à 10 %.

  • HDR : les hautes lumières gagnent en éclat sans écraser les détails, un point faible historique de l’OLED désormais nettement atténué.
  • Mouvement : le nouveau processeur lisse les travellings rapides et le sport sans l’effet « caméscope » que beaucoup détestent.
  • Couleurs : la couverture des volumes colorimétriques progresse, en particulier sur les rouges et les verts saturés.

Comment nous avons procédé

Nos mesures ont été réalisées à la sonde, en mode « Filmmaker » puis après calibrage, sur des fenêtres de test de 1 %, 10 % et plein écran. Nous confrontons systématiquement les valeurs officielles à nos relevés et à ceux de laboratoires indépendants, afin d’éviter de reprendre un simple argument marketing.

Donner du sens aux chiffres : luminosité, reflets et mouvement

Une dalle capable d’atteindre des pics spectaculaires — LG évoque jusqu’à 4 500 nits dans l’absolu — ne dit pas tout. Ce qui compte, c’est la luminosité soutenable sur des scènes réelles. En pratique, sur une fenêtre à 10 % en SDR calibré, nous relevons autour de 1 000 nits, et environ 450 nits en plein écran ; en HDR calibré, la dalle grimpe vers 2 500 nits à 10 % et frôle 3 100 nits sur 1 % de l’image. Ce sont ces valeurs, et non le pic théorique, qui expliquent l’impression de relief et de « punch » sur un film HDR.

L’autre progrès, plus discret mais décisif, tient au nouveau revêtement anti-reflets. Dans une pièce lumineuse, un OLED perd traditionnellement en impact ; ici, le voile grisâtre sur les noirs est très nettement réduit, ce qui repositionne l’OLED face aux dalles Mini-LED sur leur terrain de prédilection : le salon en plein jour.

Test à domicile : le G6 en plein jour

Nous avons installé le G6 dans un séjour exposé plein sud, volets ouverts, en début d’après-midi. Là où un modèle 2024 aurait renvoyé fenêtres et lampes comme un miroir, le traitement 2026 diffuse ces reflets au lieu de les concentrer. Le résultat n’est pas magique — aucune dalle n’efface totalement une baie vitrée dans le dos — mais l’image reste parfaitement lisible, contrastée, sans que l’on ait à baisser les stores.

Démonstration : la gestion des reflets

En affichant une mire noire puis une scène nocturne, la différence saute aux yeux face à la génération précédente placée côte à côte : les points lumineux de la pièce se devinent à peine, et les noirs conservent leur profondeur caractéristique de l’OLED. C’est précisément ce mariage — noirs parfaits et lisibilité en pièce claire — qui faisait défaut jusqu’ici.

Ce que disent nos mesures indépendantes

Bonne nouvelle : nos relevés convergent largement avec les données officielles, à la marge d’usage près. L’écart entre la communication de LG et la réalité mesurée reste raisonnable, ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. La demande, elle, ne se dément pas : le segment premium de l’OLED continue de progresser, porté par des acheteurs qui gardent leur téléviseur sept à dix ans et refusent de « se tromper » sur un achat de cette durée.

Un point mérite l’attention avant de commander : la gamme s’étend de 48 à 97 pouces, mais les diagonales de 48 et 97 pouces ne bénéficient ni de la dalle Primary RGB Tandem 2.0, ni du traitement anti-reflets premium. Autrement dit, le « vrai » G6 2026 se joue sur les tailles intermédiaires — 55, 65, 77 et 83 pouces — les plus courantes dans nos salons.

Le point de vue du calibrateur

Un technicien habitué à étalonner ces dalles nous l’a confirmé : sortie de carton, l’image est déjà très juste en mode Filmmaker, et un calibrage fin apporte surtout de la constance dans le temps. Inutile, donc, de payer une prestation coûteuse le premier jour : l’essentiel du potentiel est accessible dès les réglages d’usine.

Réactivité : l’argument des joueurs

Côté jeu, la latence reste au plancher et la compatibilité 4K haute fréquence tient ses promesses avec les cartes graphiques récentes. Sur un FPS nerveux, l’association d’un temps de réponse quasi nul et de la nouvelle gestion du mouvement offre une netteté que peu de dalles LCD peuvent égaler.

Faut-il craquer ? Nos conclusions

La gamme OLED 2026 de LG ne réinvente pas la roue, mais elle corrige méthodiquement les deux reproches historiques du genre : le manque d’éclat en pièce lumineuse et la peur des reflets. Pour le cinéphile, le gain de luminosité HDR se voit immédiatement ; pour le joueur, la réactivité fait la différence ; pour celui qui vit dans un salon très clair, le nouveau traitement anti-reflets change réellement la donne.

Notre conseil : visez une diagonale de 55 à 83 pouces pour profiter de la vraie dalle 2026, et jugez sur pièce, avec vos propres contenus, plutôt que sur une fiche technique. C’est là, et nulle part ailleurs, que se mesure la valeur d’un téléviseur.